ESPAGNE Canaries

Dans l'ordre Fuerteventura, Lanzarote, Gran Canarie et dernièrement La Palma et Ténérife

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Bien qu'étant toutes d'origine volcanique et ayant le même climat, soleil et vent toute l'année, chaque ile jusqu'alors visitée a sa spécificité. Sur Fuerte-ventura, visitée en 2022, les paysages sont arides et minéraux. Peu de végétation, la terre est rougeâtre, les rochers aussi et inutile de chercher des plages de sable blanc. Ici c'est le sable noir qui a le pouvoir. Ca et là des cratères et des palmiers. Sur Lanzarote, à la suite de Fuerteventura, c'est la lave, les cactus... et les vignes qui prédominent. Des pieds de vignes protégés du vent par des murets. De la lave sous forme de coulées figées par le refroi-dissement de l'air ou sous forme de rochers alvéolés de toutes couleurs, des cratères aux parois impressionnantes. Mais aussi malheureusement, le lieu le plus spectaculaire, le Parc national de Timanfaya, n'est visitable qu'en bus aux vitres teintées, ce qui est particulièrement frustrant. Enfin, les séjours à Fuerteventura et à Lanzarote s'étant passé pendant l'épidémie de covid, certains lieux étaient fermés au public (églises, musées...).                                            Pour Gran Canaries, que nous avons visité en 2023, l'adjectif qui caractérise cette ile c'est montagneux, suivi de son corollaire, randonnée. Sur cette ile, on peut également visiter des sites archéologiques témoignant d'une présence humaine antérieure à la construction des buildings qui dénature la côte à Maspalomas. A noter que, comme toute ile montagneuse, ici suivant l'altitude, on peut se trouver sous les nuages, dans les nuages ou au dessus.      Enfin, en cet automne 2025, nous nous sommes consacré aux deux dernières iles d'importance de ce sympathique archipel, à savoir La Palma et Ténérife. Est-ce une impression due au fait que c'est notre dernier séjour ou la réalité, mais mon sentiment est que c'était notre meilleur séjour, en particulier Ténérife, malgré un temps très mitigé, comme vous pourrez le constater sur les photos.                                                                                                                   Dans l'ordre de mes préférences, je mettrais 1 Ténérife, 2 Gran Canarie, 3 les 3 autres iles à égalité. A noter que les 2 premières iles sont voisines et qu'on peut donc passer facilement de l'une à l'autre. Mais compter au moins deux semaines dans ce cas pour une vue d'ensemble.

AJUY

Ajuy est un petit port où la route s'arrête, quelques km après Pajara, sur la côte ouest. Comme partout ailleurs sur l'ile, la plage de sable noir y attend ses vacanciers. Une belle balade sur la paroi rocheuse à droite de la plage permet d'accéder à une grotte marine où la mer vient se perdre.

FUERTEVENTURA (printemps 2022)

ERMITA DE LA PENA

L'ermita de la Pena est situé sur la route entre Ajuy et Betancourt. L'ermita en lui même n'a rien d'extraordinaire, c'est juste une toute petite maisonnette blanche de 8m2 sans fenêtre. Ce qui est extraordinaire, c'est son environnement. Déjà pour y accéder on passe par une spectaculaire route creusée dans une paroi abrupte (voir 2ème photo). Ensuite on marche, on grimpe ou on descend dans un canyon, entourés de rochers au formes plus ou moins me- naçantes; un endroit idéal si l'on aime l'escalade.

sur la route entre Ajuy et l(ermita de la Pena

EL COTILLO

El Cotillo est un petit port situé sur la côte ouest au nord de l'ile. Comme souvent sur cette ile, pour y accéder, on traverse un paysage aride ponctué de taches blanches, ici celle faite par un moulin à vent. En arrivant, sur la gauche on trouve un mignon petit port. A droite une petite plage dans une petite crique entourée du village tout de blanc vêtu, avec ses terrasses d'où l'on peut observer les baigneurs au milieu des mouettes.

Le comité d'accueil

un pêcheur au pied du castillo

Pêcheur au pied du castillo

le petit port

LOS LOBOS

Le CALDERON HONDO

Au nord de l'ile, le paysage est lunaire; une plaine avec des cratères. Le plus intéressant à grimper est probablement le Calderon Hondo, non seulement parce que c'est celui d'où vous aurez la plus belle vue, mais aussi parce qu'au pied de l'ascension une meute de petits écureuils viendra vous quémander une noisette à ronger. Attention, avec le vent, l'ascension n'est pas si évidente et ne vous risquez pas à faire le tour du cratère. A certains endroits, c'est étroit.

C'est une ile au nord-est de Fuerteventura qu'on peut atteindre via un ferry de Corralejon en 20mn pour 18€ A-R (bateaux toutes les 30'). D'une superficie de 5km2, on en fait le tour en 2-3 heures, même en grimpant à la montana de la caldera; ce qui vous laissera du temps pour vous baigner sur la plage avant de revenir; variété de paysages assurée.

LANZAROTE (printemps 2022)

La caldera de los Cuervos

EL GOLFO

l'église de Tinajo

Tout d'abord les endroits incontournables à ne pas louper et puis ceux que l'on peut voir au gré des balades.

Playa la Teneza

Coulée de lave figée sous la fondation Manrique

la ermita de las nieves

Le salinas de Janubio

a clock tower with a clock tower in the background
a clock tower with a clock tower in the background

Teguise

Le Parc national de TIMANFAYA

El Golfo est un petit port sur la côte ouest, et jouxte le parc de Timanfaya au sud. Le village n'a rien d'extraordinaire mais si vous longez la côte sur la gauche en arrivant, vous trouverez des plages de sable noir séparées par des parois de couleurs et de formes tout à fait originales, avec en prîme une étendue d'eau verdâtre après le dernier cloisonnement. Vous pouvez également partir dans l'autre sens, traverser le village et suivre un chemin sur la côte entre les projections volcaniques.

le village d'El Golfo

des plages séparées par des parois rocheuses aux couleurs et aux formes particulières

chemin côtier dans la lave

Le parc national de Timanfaya est le résultat de plusieurs éruptions volcaniques au XVIIIème et XIXème siècles. C'est un monde chaotique pu-rement minéral au couleurs, aux formes, aux textures tout à fait spectaculaires. Une partie est libre d'accès, comme cette exceptionnelle calde-ra de los Cuervos. On pénètre à l'intérieur du cratère et vous pouvez vous assoir sous la paroi, comme ce couple, et réaliser la force que peut avoir la nature. Une autre partie doit se faire dans un bus aux vitres teintées qui s'arrête quelques minutes aux endroits les plus spectaculaires sans qu'on puisse en descendre. Frustrant !

Mais encore...

de beaux cactus

des vignes protégées du vent

Contrairement à Fuerteventura où les paysages arides sont restés tels quels, à Lanzarote, la terre est en bonne partie cultivée notamment pour la vigne, comme on peut le voir sur une photo ci dessous. Aux abords de la fondation Manrique, à quelques km d'Arrecife, la capitale, on peut admirer les talents de sculpteur de la nature qui a laissé une belle coulée de lave qui s'est solidifiée au contact de l'air. Le nord de l'ile est très escarpé. On peut se balader entre les rochers du Risco de Famara jusqu'à l'ermita de la nieves qui ne représente d'intérêt que comme but d'une jolie balade. Teguise, située au centre de l'ile, en est l'ancienne capitale. L'ambiance tranquille de la photo diffère le dimanche quand le

marché s'installe. Les salinas de Janubio, à quelques km au sud d'El Golfo témoignent d'une activité passée de l'ile. A Playa de la Teneza, petit village côtier qui jouxte au nord le parc national, on peut pêcher des chaises, mais aussi faire de belles balades sur le littoral bordé de lave.

GRAN CANARIE (printemps 2024)

Arucas

Las Palmas est la capitale de l'ile de la Grande Canarie; elle s'étend sur 15km et compte un demi million d'habitants. 2 quartiers peuvent intéresser les visiteurs : la vieille ville autour de la cathédrale à l'est pour en apprécier les édifices coloniaux et la Playa de Las Canteras pour profiter du soleil et de la mer.

les collines de Las Palmas

Un papillon pour accueillir les visiteurs

naturelles plus ou moins abritées des vagues. C'est aussi une zone où l'on vient profiter de la puissance des vagues pour surfer dessus.

Lorsqu'on arrive à Arucas, on est étonné d'y trouver cette cathédrale dont le style gothique dénote avec la teinte presque noire. Les rues piétonne du

quartier alentour sont bordées de belles demeures coloniales. La côte à l'ouest de Las Palmas est bordée de petits villages et de piscines

Firgas la place de l'église San Roque Paseo de Gran Canaria

Cenobio de Valeron

le parc archéologique de Maipes

Plus à l'ouest, du côté de Galdar, on trouve plusieurs sites archéologiques . A Galdar même, le parc Cueva Pintada regroupant un ensemble d'habitations aborigènes. A quelques km, le cenobio de Valeron où ils avaient creusé en hauteur à l'abri des regards des grottes pour entreposer les denrées en réserve de la communauté. Et près d'Agaete, près de 600 tombes dans le champ de lave du parc archéologique de Maipes

Santa Brigida, autour de l'église, un quartier coloré

le nord de l'ile

le centre de l'ile

Dès les premiers km à l'intérieur de l'ile quand on vient de la côte nord, la route s'élève et la végétation s'intensifie, puis, à partir d'une

certaine altitude, le minéral reprend ses prérogatives. La vue se dégage pour découvrir un horizon lointain, jusqu'à la mer, alors que des sommets se dressent des cailloux qui nous incitent à l'escalade. Ces cailloux, proches du village de Tejeda, sont le roque nublo et le roque Bentayga.

le Roque Nublo haut de 80m est à une altitude de 1800m. Pour y accéder, il faut grimper un peu mais la haut, la vue est splendide.

Le Roque Bentayga n'est qu'à 1400m. Lorsqu'on arrive à proximité, on devine que la main de l'homme est passée par là. Un pan de mur semble avoir été dressé pour en li-miter l'accès. Plus haut on constate que le sol a été travaillé et que des grottes ont été creusées. Il semblerait que cela ait été un lieu de prières.

Artenara, maison troglodyte

la côte ouest

le Roque Bentayga. un lieu de prières

une grotte à quelques mètres

Vue sur le parc de Tamabada

vue sur le puerto de la nieves

Le parc de Tamabada occupe une gran-de partie de la côte ouest de l'ile. Il est traversé par une belle route cotière en hauteur qui court entre Agaete, poche du joli puerto de la nieves jusqu'au sympathique puerto de la Aldea. Le puerto de la Aldéa, c'est quelques res-taurants, une plage de galets, mais aus-

escapade au puerto de la Aldea

le pêcheur solitaire

quand les vagues s'éclatent sur la lave

si une plage de sable bizarrement très peu fréquentée quand on passe un tun-nel, quelques baigneurs et un pêcheur solitaire qui l'est moins quand on passe un mur de crabes qui se bronzent au so-leil.

le sud d'ouest en est

la plage de galets du puerto de la Aldea

Comme Arucas, Firgas et Santa Brigida sont assez proches de Las Palmas et méritent ce petit détour.

Le Roque Nublo domine la vallée

Le village de Tejeda

paroi figurative

Entre Puerto de la Aldea et Mogan, on rencontre des effets géologiques intéressants. C'est le cas notamment avec ce rocher où la nature semble avoir figé un arc en ciel. De Mogan, on rejoint la mer à Puerto de Mogan qui est en fait qu'une station balnéaire pour touristes plus agréable cependant que Maspalomas non loin de là, à la pointe sud, qui fait figure d'usine à touristes.

Los Azulejos de Veneguera

En remontant la côte ouest, on arrive au bourg d'Aguïmes, l'un des premiers lieux peuplés après la conquête de l'île par les Espagnols en 1491. De là, on peut remonter le barranco de Guayadeque pour découvrir un impressionnant ravin dont les parois se rapprochent au fur et

Aguïmes Puerto de Mogan

à mesure que la route s'élève, dont les maisons grottes sont ha-bitées depuis l'arrivée des premiers aborigènes.

C'est ici que se termine notre visite de l'ile.

le barranco de Guayadeque

l'intérieur d'une maison troglodyte

La PALMA, TENERIFE (automne 2025)

Après avoir atterri à l'aéroport de Ténérife sud, nous avons loué une voiture chez Cicar, la compagnie la plus intéressante (moins de 400€ sans caution pour 17 jours), et nous avons embarqué dans la foulée pour une semaine sur l'ile de la Palma. Peu urbanisée, l'ile est une réser-ve mondiale de la biosphère. Si elle n'est pas bien grande, étant essentiellement montagneuse, les distances peuvent cependant sembler longues. Aussi nous avons prévu 3 jours dans la capitale Santa Cruz de La Palma pour visiter une bonne partie de la moitié nord et 4 nuits à Los Indias dans le Sud-Ouest qui nous permettront de visiter le sud et et le nord-ouest de l'ile plus facilement accessible qu'en grimpant sur la Caldera de Taburiente (2 400m en partant de 0) si l'on venait de Santa Cruz .

I - L'ile de La Palma

La côte Nord-Est et la Caldera de Taburiente

Comme il fait beau le premier jour, nous décidons d'aller explorer la côte Nord-Est où il y a une ou deux balades à faire, notamment celle de Cubo de la Galga dans le parc de las Nieves, et des coins avec piscines naturelles où il est possible de se baigner. Le parking, pas bien grand, est dans un virage de l'autre côté de la route. Il y a juste de la place pour notre voiture. Le chemin au départ du parking remonte un cours d'eau, entre deux parois rocheuses et une végétation foisonnante. Ca grimpe très légèrement. C'est agréable pendant un moment mais ça devient monotone au bout d'un moment. Certains disent que la rando dure 6km, d'autres une dizaine de kms. Comme rien n'est indiqué, c'est le signe qu'il faut rebrousser chemin, d'autant que si

Après cette première baignade, il nous faut trouver un endroit où déjeuner. Le problème de venir en basse saison , c'est qu'une bonne partie des restaurants sont fermés, en particulier celui que j'avais repéré dans le coin. Nous avons finalement opté pour la sympathique terrasse du Restaurante Mesón del Mar qui surplombe un petit port à proximité des piscines de Charco Azul où nous avons mangé une paella et un poulpe. L'accueil du patron est assez froid mais la paella n'est pas chère et l'endroit agréable. Puis nous avons été faire un tour à San Andres et aux piscines de Charco Azul. Des piscines, on peut longer la côte jusqu'à San Andres par un agréable chemin.

la journée est plus longue qu'en France, malgré le décalage horaire le soleil se couche une heure plus tard que chez nous, la journée est quand même assez courte.

Aussi nous faisons demi tour et reprenons la voiture pour La Fajana à la pointe Nord-Est de l'ile, où nous trouverons notre première piscine en eau de mer. Sur la route, des

champs de bananes à perte de vue. En descendant , sur la droite, un bâtiment avec des cabines pour se changer et derrière, une douche payante (1€) pour se dessaler. Au premier abord, l'eau paraît froide mais il suffit de quelques minutes pour s'y faire. Sur la gauche, un restau-rant; sur la droite, des pêcheurs sur un monticule de lave et des vagues assez agressives qui s'écrasent dessus.

San Andres

les piscines de Charco Azul

Pêcheur entre Charco Azul et San Andres

Puis nous rentrons à Santa Cruz. Santa Cruz est une ville de 38 000 habitants dont la visite se limite essentiellement à une rue piétonne et quelques rues adjacentes entre la place de Espana, où l'on trouve l'Iglesia de Santo Domingo, et le Castillo de La Virgen. On peut aussi se promener sur le boulevard qui longe la plage où l'on verra de belles façades aux balcons fleuris. Mais surtout il ne faut pas louper le Museo Insular de La Palma, magnifique aussi bien par son contenant (un ancien monastère du XVIème siècle) que par son contenu, totalement hétéroclite, entre art contemporain et animaux naturalisés.

ruelle près du Castillo de La Virgen

sur la place d'Espagne

les belles façades

le musée insulaire, le bâtiment

Le lendemain, mauvais temps annoncé; du coup je vais seul tenter ma chance du côté d'El Pilar dans un premier temps; un immense parking, des chemins de randonnée qui par-tent dans tous les sens et des randonneurs partout brandissant leurs battons de ski malgré la pluie qui commence à mouiller. J'opte pour la route des volcans en direction du sud. Mais après quelques kms dans les sapins, une visibilité réduite par lesdits sapins et une brume qui s'épaissit de plus en plus, je préfè- re tenter ma chance du côté de la LP-4 qui grimpe au Roque de Los Muchachos. A plus de 2 500m d'altitude, j'ai une chance d'être au dessus des nuages. et d'avoir une meilleure visibilité. Une fois redescendu au niveau de la mer sur Santa Cruz, il faut remonter, dans une épaisse forêt de pins, jusqu'à ce qu'on émerge. C'est beaucoup mieux côté mer; par

le musée insulaire, le bâtiment

contre du côté du la Caldera de Taburiente c'est la purée de pois. On y repassera d'ailleurs, mais dans la tempête. Il faudra attendre un 3ème passage pour avoir une bonne visibilité. Mais j'ai déjà un bel avant goût, surtout au roque de los Muchachos.

sur la route côté Caldera

de l'autre côté

<- Les Roque de los Muchachos n'ont rien d'exceptionnel, sinon que c'est le point culmi-nant de l'ile, mais il faut suivre le petit chemin qui les contourne pour avoir une vue ma-gique sur les rochers dominant la caldera baignés à la fois dans le soleil et les nuages. Puis retour sur Santa Cruz ->

Lors de notre 2ème passage sur la fameuse LP-4, le 3ème jour, la caldera est sous la tempête. Je tente quand même une randonnée au Pico de la Nieve. Mais après avoir erré une demi heure entre les sapins et la brume, je suis tellement trempé que j'abandonne. Un peu plus haut, lorsque nous émergeons

de la forêt, la pluie cesse momentanément, juste le temps de faire une pose au premier parking venu où un immense corbeau peu fa-rouche vient quémander un peu de nourriture. Nous sommes au dessus des nuages mais ça ne dure que le temps de quelques photos de notre clochard céleste. Ca n'est qu'à notre 3ème passage, quelques heures avant de reprendre de ferry pour Té- nérife que je pourrai enfin voir cette fameuse caldera.

D'après les infos recueillies, un chemin lon-ge la crête. Dommage que nous ayons un bateau à prendre, Il ne nous attendra pas.

Le Sud et l'Ouest

Revenons à ce troisième jour. Après avoir traversé le parc de Taburiente par la route LP-4 sous une tempête d'eau et de vent, nous arrivons au Nord-Ouest de l'ile et la tempête laisse la place à un bel arc en ciel. L'accalmie ne dure cependant que le temps de la visite du sympathique village de Santo Domingo. Sur cette ile, il est fréquent qu'il y ait sépara-

coincée au bas d'une barrière rocheuse. C'est le cas de ce village puisqu'il faut descendre une dizaine de km à tra-vers une lande tapissée de plantes tropicales, puis une paroi verticale dans laquelle est aménagé un étroit che-min. Le temps de descendre, la tempête a repris de plus belle mais l'arc en ciel est toujours là.

Trempés, il ne nous reste plus qu'à descendre jusqu'à Las Indias pour nous sécher dans notre nouveau logement. Si c'est bien plus éloigné que Santa Cruz de La Palma, comme nous évitons la montée et la descente de Caldera, la durée du trajet est bien plus courte. C'est pourquoi quelques jours plus tard, nous profiterons du beau temps pour revenir dans le coin, plus précisément à La Tricias pour une randonnée dans les dragonniers, ces curieux arbres en forme de parasol, emblèmes des Canaries, qu'on trouve également au Cap Vert, près de Tiznit au Maroc, mais également bientôt dans notre jardin. Une belle balade bien différente des précédentes avec, cerise sur le gâteau, Le site archéologique et ethnographique des Cuevas de Buracas dont certaines grottes sont décorées de pétroglyphes (figures géométriques en formes de spirales et de lignes ondulées).

tion des villages en deux parties sépa-rées de plusieurs km, une partie desti-née à l'agriculture dans les terres et une partie port en bord de mer, souvent

Si l'on descend plus bas le long de la côte, vers Tijarafe, et qu'on a de bons freins, on peut se risquer à descendre l'étroite route particulièrement pentue et abimée qui mène à Poris de Candelaria, un petit port niché dans une gigantesque alcôve qui mérite les sueurs froides du trajet. On peut aussi s'en approcher en bateau mais vous ne pourrez en profiter que quelques minutes à distance respectable de la côte.

Il vaut mieux ne pas avoir le vertige

Plus au sud, vous pourrez vous balader dans les vieilles ruelles de Tazacorte, boire un coup sur son esplanade face à la mer ou vous baigner à la plage de Puerto de Tazacorte, un repère de vieux babas des années 70.

En descendant encore plus au sud, vous aurez l'occasion de traverser le champ de lave résultant de l'éruption du Tajogaite qui dura un mois et demi en Septembre 2021.

Enfin, si vous allez au sud de la route des volcans, pour voir les volcans San Antonio, le Teneguia et les salines, je vous recommande de vous arrêter également au Restaurante la Era à Los Canarios, le meilleur restaurant où l'on ait mangé sur l'ile. Parti d'un petit parking sur la route entre les salines et le Teneguia, l'idée c'était de grimper d'abord au Teneguia puis au San Antonio avant de redescendre aux Salines. Mais une tempête survenant pendant la montée m'oblige à revenir me réfugier dans la voiture après être monté au premier volcan. Puis nous profitons d'une accalmie pour en profiter pour aller visiter les Salines.

l'église St Michel à Tazacorte

le Teneguia

la tempête progresse

le cratère

sculpture de la nature

Décidément si les couchers sont inexistants sur cette ile, elle se rattrape avec les arcs en ciel; ici il est même doublé. Lorsque la nuit commence à tomber, nous repartons vers notre logement en longeant la côte et les bananeraies. Demain c'est notre dernier jour sur La Palma; nous avons prévu une randonnée jusqu'au mirador de la Cumbrecita. La randonnée grimpe dans les sapins, puis le chemin disparaît et il n'y a pas d'indications. Il faut alors bifurquer à droite vers la paroi rocheuse et continuer dans la même direc-tion qu'initialement. Ca devient alors plus intéressant, par contre j'ai été déçu par la vue sur la caldera depuis le mirador. C'est plus impressionnant vu de la crête.

II - Tenerife

A l'inverse de La Palma, Tenerife se caractérise à première vue par un urbanisme sauvage sans réel plan d'ensemble et une densité de population d'autant plus im- portante qu'elle est essentiellement concentrée sur la côte. Ainsi la métropole de Santa Cruz De Tenerife compte 450 000 habitants, alors qu'ils ne sont que 80 000 sur la totalité de l'ile de La Palma. Sans compter le tourisme de masse qui pourrit une bonne partie de la côte. Cela étant il reste suffisamment de coins plus que sympa pour s'occuper une dizaine de jours. Même à Santa Cruz, si d'immenses bateaux de croisière font face à des barres d'immeubles, on peut visiter gratuitement le TEA qui présente d'intéressantes expositions, ici Néstor Martín-Fernández de la Torre qui fit scandale pour l'orientation sexuelle de ses oeuvres au début du XXème siècle. On pourra également se réfugier dans la végétation foisonnante du Par- que García Sanabria

Sur la place d'Espagne l'église Notre Dame de la conception tourisme local dans le parc Garcia Sanabria

A quelques km de là, contrairement à Santa Cruz, San Cristobal de la Laguna a conservé un riche patrimoine architectural en son centre classé au patrimoine mondial de l'humanité. Malheureusement quand nous le visitons après avoir fui Santa Cruz, nous constatons que la pluie nous a retrouvés, ce qui gâche quelque peu notre plaisir. Lorsque ça s'arrête, nous n'avons le temps de visiter que la cathédrale dont on voit la richesse du plafond ci dessous et le Museo IES Cabrera Pinto tout aussi magnifique, hétéroclite et gratuit que le musée insulaire de Santa Cruz de La Palma.

une rue de La Laguna sous la pluie le magnifique plafond de la cathédrale une rue après la pluie le très beau Museo IES Cabrera Pinto

Les autres jours passés dans le nord de l'ile sont consacrés au Parc rural d'Anaga. Le premier jour, nous nous rendons à Benijo en passant par San Andres, puis la TF-12 pour re-descendre sur Taganana, puis Benijo, le but étant d'aller ensuite à pieds jusqu'à El Draguillo et voir s'il est possible d'aller plus loin. A El Draguillo, le chemin se sépare en 2. Je prends à gauche sur un chemin étroit mais praticable qui grimpe, mais 800m plus loin, il semble y avoir eu un éboulement de pierres qui le recouvre, et étant donné la pente abrupte sur la gauche, je préfère faire demi tour pour tenter l'autre voie. Celle ci monte au dessus du village mais après 40mn de montée, je réalise qu'il me faudra au moins au-tant de temps pour espérer voir mieux et je commence à avoir sérieusement faim. Donc retour à Benijo où nous nous installons au Restaurante Playa Casa Africa. Le poulpe en ragout composera notre 2ème excellent repas.

la montée sur la TF-12 la descente sur Taganana la plage de Benijo vue du restaurant la mer vue d'El Draguillo

L'après midi, nous reprenons la voiture pour nous diriger vers le petit village d'Afur pour une autre randonnée dans le coin.

Kinder surprise sur la route d'Afur vue de la randonnée

Le lendemain, c'est notre dernier jour dans le coin avant de descendre pour Los Silos dans le Nord-Ouest de l'ile de Ténérife. En attendant, nous prenons la direction de Chinamada pour l'ultime randonnée dans ce magnifique parc, qui commence un peu avant le parking de l'église rouge de San Ramon. L'habitat est très épars souvent composé de maisons semi troglodytes, devant des terrains cultivés en espaliers. Une fois notre appétit bien aiguisé, nous descendons sur Punta del Hidalgo où nous fai-sons encore une fois un excellent repas (une énorme daurade avec boissons et cafés pour moins de 30 € à 2) accompagnés de musiciens au Restaurante Casa Sánchez.

Et pour en finir avec la région avant de re-prendre la voiture, rien de tel qu'une der-nière balade digestive en bord de mer. Comme nous avons du temps devant nous, pour descendre sur Los Silos, nous allons prendre la route TF-24 qui nous permet-tra de faire une première intrusion dans le

Parc du Teide, du nom du volcan principal qui, avec une altitude de 3 715 m, est le point culminant d'Espagne. Comme nous y reviendrons par la suite, mais en passant

parle sud, je vais regrouper ici toutes les photos du parc. Comme on peut le voir, ce premier jour le temps est très nuageux et nous sommes sou-vent dedans, notamment au cours de la seule excursion que nous ferons ce jour là. En sortant au dessus de la forêt, nous pouvons apercevoir une mer de nuages au dessous et le volcan face à nous qui se dresse fièrement. Pour commencer nous allons au Centro de Visitantes El Portillo nous renseigner sur les randonnées à faire et récupérer un plan.

Puis nous faisons allons visiter le tour d'un cratère dans le brouillard pour avoir un avant goût du parc avant de prendre la route pour La Orotavia.

Lorsque nous revenons quelques jours plus tard, c'est sous un beau soleil par la TF-38 au Sud Ouest du parc.

Au cours de la montée, nous rencontrons des rochers qui semblent avoir été travaillés par d'anciennes civilisations en hommage à leurs dieux, au milieu de paysages désertiques, jusqu'à ce qu'on arrive aux

incontournables Roques de Garcia. Malgré que nous arrivions assez tôt et que les parkings soient nombreux, il est impossible de se garer à proxi-mité. La balade pour en faire le tour dure près de 2h et malgré le monde, l'endroit est véritablement magique. A tout seigneur, tout honneur la ba- lade commence par le célèbre Roque Chin- chano, un monolithe de basalte qui semble défier la loi de la gravité. D'autres semblent être les émanations de monstres préhisto- riques particulièrement inquiétants. Même à contre jour, on peut voir dans le Roque

Chinchano un personnage au nez de cochon coiffé d'un étrange chapeau. Et puis il y a cette tribu de fantômes, cet âne dont la tête se balade chez les fantômes ou ailleurs, ce personnage au nez en forme de trompe. On

monstre préhistorique à belle dentition

le coin des fantômes

le personnage au nez en forme de trompe

la tête de l'âne dans un autre coin

la tête de l'âne et le reste de son corps

la cathédrale

Avec ces roches sorties des portes de l'enfer, modelées par les siècles et colorés de

diverses teintes, on pourrait s'amuser à trouver comme ça une kyrielle de personnage plus ou moins fantastiques et terrifiants, tout ça sous l'oeil de ce fa- fameux géant qu'est le

ainsi nommée par les autorités locales. Pour se rendre compte de ses dimensions, il faut suffisamment agrandir la photo pour voir les 2 prêtres en tenue d'alpinistes y prê-cher à leurs ouailles 75m plus bas.

volcan Teide. Et pour terminer, voici la cathédrale,

2 heures plus tard, nous reprenons la voiture pour aller pique niquer dans un coin plus calme sur la TF-21. Puis nous continuons sur la route jusqu'à arriver à ce paysage lunai-re constellé de roches basaltiques. Une langue en forme de coquille d'huitre semble descendre de la montagne pour en happer la surface sablonneuse.

En rebroussant chemin, nous rencontrons d'autres paysages, comme cet ensemble rocheux qui dénote par rapport à son envi-ronnement grisâtre ou cette barre en for-me d'épine dorsale brisée d'un gigantes-que animal venu des profondeurs de l'ima-gination.

Enfin, en arrivant au mirador de Samara, j'ai encore le temps de faire une bonne partie d'une randonnée prévue initialement en direction du Pico Viejo malgré l'heure relativement avancée de la journée, comme le suggère cette facétieuse lune que semble vouloir happer le volcan.

Entre ces deux visites que nous avons faites au Parc du Teide, nous avons également passé quelques jours sur la côte à explorer la côte nord et le Parc du Teno.

Tout d'abord en quittant la première fois le Parc du Teide, nous prenons la direction de La Orotava, une des plus vieilles villes de l'ile ayant gardé tout son patrimoine archi-tectural.

Le lendemain matin, après avoir été jouer avec les arcs en ciel au bord de l'eau, nous nous arrêtons à Garachico, autre ville historique de l'ile, aux dimensions bien plus mo-destes que la précédente, mais non moins séduisante où nous aurons d'autant plus plaisir à revenir qu'elle est proche de notre lieu de villégiature.

la casa de los balcones à La Orotava

La Orotava

Garachico de près et de loin

Puis nous décidons d'aller bronzer sur plage de la Punta de Teno. Pour cela, il faut nécessairement prendre un bus à Buenavista del Nte pour préserver la nature. C'est notre 2ème expérience traumatisante du voyage après celle de Poris de Candelaria sur l'ile de La Palma. Surtout ne montez pas devant, vous auriez l'impression de tomber dans le ravin à chaque virage. Nous finissons la journée à Garachico.

Garachico le soir et le matin

Le jour suivant, nous allons faire une randonnée du côté du petit village de Teno Alto où nous garons la voiture.

Puis nous prenons un chemin au hasard qui nous permet de voir une pa-roi rocheuse déguisée en écorce d'arbre et de croiser de jolies biquettes qui bientôt seront peut-être servies en ragoût, le plat national des Cana-ries. Mais le chemin choisi est un cul de sac.

Le second est le bon. Nous passons tout d'abord dans une curieuse forêt, avant de grimper jusqu'à une crête qu'il faut suivre avant de redescendre sur si l'on veut arri- ver au parking d'où partent les randonneurs que nous avons croisés. Au bout d'un mo- ment, j'ai faim et j'en ai marre de jouer les funambules et je fais demi tour. On va déjeu- ner dans le petit resto du village; c'est pas terrible. la curieuse forêt

le village de Teno Alto

Puis nous partons pour Los Gigantes qui, dans la mesure où le chemin de randonnée qui suit la côte est interdit et que c'est d'abord et avant tout un lieu de villégiature pour tourisme de masse, n'a aucun intérêt. Le seul éventuel intérêt serait de prendre l'un de ces innombrables bateau qui proposent des sorties de 2 ou 3h pour aller voir d'hypothétiques cétacés. Mais de toute façon il nous faudrait attendre plus d'une heure le prochain départ, nous préférons aller à notre dernier airbnb à proximité

de l'aéroport et faire un tour sur la côte du côté d'Amarilla où l'on peut observer une rareté géologique très photogénique où l'on peut faire fonctionner l'imagination.

Il y a de quoi rêver pendant le voyage de retour.